Questionnaire de Proust à Alexandre NAJJAR

Questionnaire de Proust à Alexandre NAJJAR

– Quel est le principal trait de votre caractère?

– Le refus de l’injustice sous toutes ses formes.

– Votre qualité préférée chez un homme?

– La fidélité à ses convictions.

– Votre qualité préférée chez une femme?

– L’intelligence, la compréhension.

– Qu’appréciez-vous le plus chez vos amis?

– Leur humour.

– Votre principal défaut?

– La rancune.

– Votre occupation préférée?

– Ecrire.

– Votre rêve de bonheur?

– Etre préservé du malheur. Le bonheur ce n’est peut-être que le malheur évité.

– Quel serait votre plus grand malheur?

– Perdre l’un de mes proches ou amis.

– Ce que vous voudriez être?

– Il faut savoir s’accepter comme on est!

– Le pays où vous désireriez vivre?

– Un Liban différent…

– Votre couleur préférée?

– Le bleu.

– La fleur que vous aimez?

– Les roses blanches.

– L’oiseau que vous préférez?

– Un aigle… en dérive!

– Vos auteurs favoris en prose?

– Gustave Flaubert, John Steinbeck, Albert Camus, Ernest Hemingway, Saint-Exupéry.
En langue arabe: Khalil Gibran et Fouad Sleiman.

– Vos poètes préférés?

– Victor Hugo, Pierre Reverdy, Paul Eluard, Saint-John Perse…

– Vos héros dans la fiction?

– Sherlock Holmes, Robin des bois…

– Votre héroïne dans la fiction?

– Antigone.

– Vos compositeurs préférés?

– Beethoven, Bach, Brahms.

– Vos peintres favoris?

– Dali, Kandinsky, De Chirico.

– Vos héros dans la vie réelle?

– Le Christ. Malraux disait de lui: “Le Christ est un anarchiste (ou plus exactement un révolutionnaire) qui a réussi. C’est le seul.”

– Vos prénoms favoris?

– Marc pour un homme, Sandra pour une femme.

– Ce que vous détestez par-dessus tout?

– Le matérialisme, le persiflage et l’ingratitude.

– Les caractères historiques que vous détestez le plus?

– Les Ponce Pilate et les Judas.

– Le fait militaire que vous admirez le plus?

– Aucun. J’ai assez connu la guerre pour la détester. C’est Saint-Exupéry je crois qui disait que “la guerre n’est pas une aventure. La guerre est une maladie. Comme le typhus”.

– La réforme que vous estimez le plus?

– La Renaissance.

– L’état présent de votre esprit?

– Bousculé!

– Comment aimeriez-vous mourir?

– On ne peut pas imaginer sa propre mort. Un de mes personnages dans la honte du survivant déclare d’ailleurs que “parler de la mort, c’est déjà mourir un peu”…

– Le don de la nature que vous aimeriez avoir?

– Un corps qui ne connaît pas le sommeil!

– Les fautes qui vous inspirent le plus d’indulgence?

– Les fautes involontaires.

– Votre devise?

– Ce n’est pas vraiment une devise. Mais une pensée d’Anouilh à laquelle je me réfère souvent: “Il y a l’amour. Et puis il y a la vie, son ennemie.”